L’aberration écologique de la fast fashion

100 milliards, c’est le nombre de vêtements qui sont vendus chaque année dans le monde. Pire encore, cette production a doublé entre 2000 et 2014. Des chiffres qui alarment à l’heure des grands changements climatiques…

Chaque année entre 10000 et 20000 tonnes de produits textiles sont jetés en France selon Madame Figaro (source image : marcelle.media)

Avec un nombre d’acteurs de plus en plus élevé et des consommateurs qui sont en constante demande de nouveauté, tout laisse à penser que la fast fashion a de beaux jours devant elle. Pourtant, de nombreuses alternatives existent et peuvent permettre d’enrayer ce phénomène. La nouvelle génération est de plus en plus consciente de ce problème et ça Vinted l’a bien compris. On ne présente plus le leader incontesté de la vente de vêtements de seconde main en ligne, les Français sont d’ailleurs ceux qui utilisent le plus l’application avec plus de 23 millions d’utilisateurs. Cette méthode d’achat permet de réduire considérablement son empreinte carbone, sans utiliser les 10000 litres d’eau nécessaires afin de produire un jean neuf. L’entreprise pousse même sa neutralité énergétique jusque dans les transports en incitant ses consommateurs à se faire livrer en point relais, permettant aux camions d’effectuer un trajet unique par groupe et de ne pas se déplacer chez chaque acheteur. Et si vous voulez même réduire encore plus votre empreinte écologique, rien de mieux que les bonnes vieilles méthodes traditionnelles. Les friperies par exemple sont une bonne alternative, on en compte pas moins de 13000 en France et ce chiffre est en augmentation, les brocantes ou les vides greniers permettent aussi de se faire plaisir avec de belles pièces pas cher sans se faire livrer à domicile ou en point relais. Enfin, si malgré toutes ces méthodes,vous souhaitez quand même vraiment acheter du neuf, il existe quand même quelques marques (vraiment) écolo. Pour les reconnaître, il y a quelques bonnes astuces à prendre en compte :

– Le label « Origine France Garantie » permet de garantir un vêtement confectionné en France, qui facilite donc le circuit court, et qui reverse au moins 50 % de son prix sur le territoire français. Il ne faut pas le confondre avec le « Made in France » qui peut être inscrit même si la dernière étape de sa fabrication seulement a été réalisée en France.

– Le label « GOTS » certifie quant à lui que le vêtement est conçu de manière écologique. Les matières utilisées pour le produire doivent provenir de l’agriculture biologique.

– La composition du vêtement, environ 60 % des vêtements produits dans le monde proviennent de dérivés de pétrole. Le coton par exemple est aussi une fleur qui ne pousse pas en France et qui a donc forcément fait le tour du monde avant d’arriver dans nos dressings.

Il ne vous reste désormais plus aucune excuse pour continuer à acheter de la fast fashion.


La mort des petits artisans, le début de la fin des vêtements écoresponsables

L’image d’une devanture d’une des nombreuses boutiques artisanales contrainte de fermer faute de moyens (source image : iStock)

Si le monde de l’entrepreneuriat s’est réjoui du nombre d’entreprises artisanales créées en 2022 (250000 avec une augmentation de 7 % par rapport à 2021), ce chiffre ne concerne pas vraiment l’industrie du textile.

Les petites boutiques de prêt-à-porter, par exemple, tiennent plutôt bien la route, tandis que certains secteurs sont complètement laissés à l’abandon, avec des conséquences dramatiques pour l’écologie. Le métier de chapelier, entre autres, est voué à disparaître dans les prochaines années au profit des couvre-chefs importés et créés en série dans des pays avec des conditions de production très douteuses. Les chapeaux réalisés avec des matières naturelles et qui viennent généralement d’à côté sont donc remplacés par des casquettes en matières synthétiques qui viennent de l’autre bout du globe. Malheureusement ce constat s’applique à la quasi-totalité des artisans qui produisent des produits sur mesure, avec des matériaux de qualité et donc forcément plus coûteux.


La conteneurisation, véritable arme de destruction massive pour l’écologie

Un des quelque 3900 porte-conteneurs présents sur les mers (source : actualité.fr)

La conteneurisation est un phénomène né en 1956 du fait de l’ancien camionneur américain Malcolm McLean. Cela consiste tout simplement à transporter les marchandises dans des conteneurs standardisés et faits pour être acheminés sur les mers et plus sur les routes comme il était coutume.

Actuellement, plus de 3900 porte-conteneurs sillonnent les mers, contre environ 1000 au début des années 2000. C’est le type de bateaux qui connaît la plus forte augmentation ces dernières années. Ce nouveau moyen de transport a été une véritable révolution pour la société et est l’un des principaux acteurs de la mondialisation. Seulement voilà avec des navires de plus en plus grands, certains pouvant mesurer plusieurs centaines de mètres de long, la consommation d’énergie est forcément proportionnelle à leur taille. En plus de ça, certains déversent carrément leur pétrole directement dans la mer afin d’éviter certaines taxes et les accidents provoquent souvent des marées noires qui sont un véritable fléau pour la faune et la flore. Pour ne rien arranger des conteneurs tombent tous les jours dans les océans et polluent l’eau, le tarif du transport d’un conteneur est d’ailleurs négocié en fonction de la probabilité qu’il tombe.

Arthur Charpentier

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer