En cette journée internationale des droits des femme, nous nous sommes penchés sur un sujet qui ne bouge pas, ou presque, à l’heure des grands changements sur la sexualité des femmes : leur représentation dans les films pornographiques. Entre violences, soumissions, humiliations ou encore pressions multiples bienvenue dans le monde des actrices X.

Avec 90 % de vidéos à caractère pornographique comportant de la violence, l’État s’alarme et souhaite protéger la jeunesse face aux dérives du milieu. Car oui, avec une consommation de sites « pour adultes » qui débute de plus en plus tôt l’éducation sexuelle des jeunes générations passe maintenant aussi par la consultation des films X. Et cette éducation elle est extrêmement problématique, car dans le porno les femmes sont réduites au rang d’objet, la question du consentement ne se pose même pas, les préliminaires féminins sont quasiment inexistants… Ces dérives ont forcément de lourdes conséquences sur les rapports entre jeunes avec des femmes de plus en plus « attirées », ou tout moins qui pensent être attirées, par la violence. Et malheureusement le fait que ce genre de vidéo attire n’a pas échappé aux « réalisateurs » de films pornographiques (tant est-il que l’on puisse les appeler ainsi au vu de la qualité des productions) qui en demandent de plus en plus aux actrices.
Actrice porno : métier à risque

Tant pour ses dérives psychologiques que physiques, les actrices ou anciennes actrices montent au créneau pour dénoncer les abus. Avec des scènes de plus en plus « hards », des demandes de plus en plus poussées et des conditions de travail extrêmement complexes certaines professionnelles avouent aller tourner avec la boule en ventre. Lenka Chadrabova, anciennement connue sous le pseudonyme d’Angel Piaff pendant les 8 années où elle était actrice X, a récemment décidé de sortir du silence et de dénoncer les conditions de travail atroces. Elle a d’ailleurs déclaré sur France 2 « Ils ne savent pas ce que c’est d’être humiliée, d’être pénétrée simultanément par plusieurs hommes. Ils veulent nous pousser à aller toujours plus loin et je ne sais pas où sera la limite ». Des propos extrêment choquants et qui montrent bien le système de terreur qui règne au sein de ce milieu. Et si il faut évidemment blâmer les réalisateurs, il ne faut pas oublier qu’ils sont aussi soumis aux préférences du public.
Des fantasmes de plus en plus extrêmes

Véritable produit de consommation le porno est aujourd’hui en train de s’enliser dans des dérives de plus en plus graves, avec de lourdes conséquences sur la société. En se baladant un petit peu sur n’importe quel site pour adultes, il n’est pas rare de tomber sur des vidéos avec des titres ou des scénarios extrêmement problématiques. Les vidéos incitant à l’inceste, avec le fantasme du beau-frère ou de la belle-soeur par exemple, se classent parmi les catégories préférées des Français. Les vidéos voyeurs, voire même les « revenge porn », sont aussi extrêmement populaires et posent d’immenses problèmes éthiques. Enfin, les fantasmes plus gores comme l’anal ou encore la double pénétration commencent à gagner du terrain dans le cœur du public, au grand dam de la gent féminine. Cependant, le porno n’est pas condamné et il existe (quelques) alternatives afin de consommer plus sain. Ces sites pornos d’un nouveau genre faits par des femmes, pour des femmes ont pour objectif de casser les codes en respectant les actrices.