Après des rumeurs concernant l’utilisation d’un marabout à l’encontre de son ex-coéquipier Kylian Mbappé et une condamnation pour dopage qui l’éloigne des terrains, c’est cette fois-ci au tribunal que Paul Pogba va faire parler de lui pour ses performances extrasportives. L’international français va en effet comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris du 26 novembre au 3 décembre pour une affaire de tentative d’extorsion de fonds de quelque 13 millions d’euros dont il aurait été victime.
Le champion du monde Français n’est décidément pas épargné par les scandales en ce moment. Il se rendra en effet du 26 novembre au 3 décembre à la 16ᵉ chambre correctionnelle de Paris pour faire face à ses anciens « amis » mais aussi… à son frère. Jugés pour séquestration, extorsion et association de malfaiteur, ces anciens proches du footballeur avaient tenté de lui dérober 13 millions d’euros en mars 2022. Son frère, Mathias Pogba, qui n’était pas présent le soir de la séquestration, est quant à lui est accusé d’avoir exercé des pressions sur son frère afin qu’il effectue le payement de cette somme. Les individus mis en examen seraient finalement repartis avec 250.000 euros d’argent et de biens personnels du milieu de terrain. Les 13 millions d’euros n’auraient cependant jamais été versés par le joueur qui aurait résisté à la pression avant de porter plainte.
Trahison familiale
C’est en plein cœur de l’été 2022 que cette affaire éclate au grand jour suite à la publication d’une vidéo de Mathias Pogba qui accusait son frère d’avoir abandonné sa famille. Une vidéo qui a profondément choqué le joueur de la Juventus qui s’est empressé de réagir et de révéler les détails de cette affaire. Seulement voilà, Mathias Pogba, lui aussi ancien footballeur professionnel, justifie ses actes en expliquant qu’il avait peur pour sa propre sécurité et celle de ses proches. Il aurait en effet été menacé et manipulé par les autres mis en cause dans le but de faire pression sur son frère afin qu’il verse les 13 millions d’euros. Il a aussi expliqué aux juges vouloir de réconcilier rapidement avec son cadet et pouvoir oublier au plus vite cette affaire.
Des preuves effacées
Pour tenter de se défendre, les mis en cause ont adopté une position commune : ils seraient « victimes eux-mêmes des faits dont Paul Pogba est victime ». Les trois amis d’enfance et les deux anciennes connaissances du joueur auraient en effet subi des « pressions et agressions » de la part de deux braqueurs. Cette présence de deux hommes « n’est pas contestée » par les juges qui estiment qu’il est « plausible » qu’il y ait eu des « pressions ». Les magistrats souhaitent tout de même rappeler que les autorités n’ont à aucun moment été prévenues de cette affaire et que les suspects ont utilisé des « moyens pénalement répréhensibles ». D’autant plus que Roushdane K., le seul encore en prison, aurait effacé des preuves qui auraient pu permettre d’identifier les deux escrocs.
Pour sa 9ème édition le festival de documentaires a encore une fois battu des records avec près de 180 films présentés pour cette année. Pourtant, c’est à l’autre bout du globe, plus précisemment au Brésil qu’on rafle tous les records, bien loin de la capitale française…
L’émotion de l’équipe du reportage « La coline du maïs » au moment de la remise de leur prix au MK2 Quai de Seine
Megacities shortdocs, c’est LE festival de films documentaires consacré aux problématiques dans les milieux urbains. Grâce à plus de 800 films participants durant les 9 saisons, cet événement est devenu une véritable institution pour tous les reporters en herbe. Avec des productions venues des cinq continents et des premières participations depuis des pays comme le Ghana, le Yémen, la Serbie ou encore le Danemark, c’est bel et bien le Brésil qui s’est encore une fois fait remarquer durant la cérémonie. C’est bien simple, le plus grand pays d’Amérique latine était de nouveau le pays le plus représenté. Durant cette cérémonie, on a eu la chance de voir « Banho Solidário », un documentaire qui se déroulait dans la ville de São Paulo et qui nous présentait une association qui se déplaçait avec des douches mobiles dans la ville et qui aidait les sans domiciles fixes et leurs animaux de compagnie à bénéficier de soins. L’association a permis aux sans-abri de prendre pas moins de 3400 douches jusqu’en décembre 2023, et ce reportage était en lice dans la catégorie « Best MegaCity ShortDoc Award ». C’est aussi le reportage de Jonathan Roditi intitulé « La colline du maïs » qui a été désigné par le jury pour remporter le prix « Happy Proximity Prize ». Ce film nous montrait une association d’adolescents brésiliens qui essayaient de se réapproprier les espaces communs, tombés sous le contrôle des criminels, pour en faire des lieux pour toute la famille. Les réalisateurs du documentaire étaient d’ailleurs présents sur place et ont expliqué avoir dû filmer à l’iPhone pour éviter les soucis avec les groupes armés. Enfin, le dernier film brésilien de cette édition concourait lui pour le « Best Student ShortDocs Award ». Il se déroulait encore une fois à São Paulo et nous faisait découvrir le premier club de futsal pour les footballeurs transsexuels et qui prône l’inclusivité. L’édition 2024 touche donc à sa fin, mais il reste encore quelques grosses échéances pour les gagnants avec leur arrivée à Cannes et la montée des marches pour les grands gagnants du « Best ShortDoc Award ».
Le célèbre journaliste, présentateur et commentateur sportif Alexandre Ruiz était à l’ESJ Paris pour donner une conférence sur sa vie. On revient ensemble sur cet événement marquant pour les fans de sports (mais pas que).
Alexandre Ruiz durant sa conférence à l’ESJ Paris – source photo : compte LinkedIn de Myriam Dupuit (responsable de l’organisation des conférences)
Alexandre Ruiz, c’est LA référence en matière de football français. Depuis plus de 20 ans, Alexandre anime les soirées de football sur différents médias. Il nous expliquera avoir fait ses débuts sur Canal + en 1999 grâce à sa double culture franco-espagnole et sa parfaite maîtrise des deux langues, alors que la chaîne cryptée cherchait un journaliste bilingue. Là-bas, il deviendra très vite le petit protégé du regretté Thierry Gilardi et fera ses premières gammes dans le monde du football. Il quittera finalement la télévision après près de dix ans pour aller animer son émission de sport sur la radio du même groupe : Europe 1. Là-bas, il nous avouera avoir lié d’amitié et tissé des liens avec beaucoup de monde ; son studio deviendra un véritable QG où tout le monde était le bienvenu pour partager avec lui les en-cas qu’il apportait pour tenir toute la journée. Mais tout s’arrêtera brutalement trois ans après, au terme d’un gros conflit avec sa direction. Alexandre Ruiz n’a pas souhaité épiloguer sur cette situation et expliquera aux étudiants avoir quitté la radio de son propre chef. Cependant, d’après certaines sources très proches du dossier, nous sommes en mesure de vous affirmer que tout ne s’est pas réellement passé comme il nous l’a été expliqué et que le journaliste a bel et bien été poussé vers la sortie… Il ne se laissera néanmoins pas abattre et rejoindra dans la foulée le média dans lequel il réalisera, selon nous, ses plus belles émissions : Bein Sport. À Bein, il deviendra monsieur Ligue des Champions et nous fera vivre de grands moments de football. Mais rebelote, puisqu’après neuf ans à l’antenne, il sera finalement de nouveau mis à la porte, à la surprise générale, suite à des accusations de harcèlement moral. Alexandre Ruiz assumera d’ailleurs son comportement mais jugera qu’il a agi comme n’importe quel responsable important et démissionnera finalement en accord avec sa direction. Par la suite, il se lancera dans le numérique et notamment sur Twitch, avant de rejoindre en 2022 Free Ligue 1, média qui dispose des droits de diffusion du championnat de France. Cependant, Alexandre Ruiz ne fait pas de plans sur la comète pour la suite, alors que les droits TV sont actuellement en train de se négocier et que Free, sauf retournement de situation inattendu, devrait vraisemblablement perdre les droits. Suite à cette conférence, j’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir l’interviewer et lui demander comment il faisait pour avoir toujours l’information utile au bon moment. Il me répondra qu’il est un acharné de travail et prépare en amont plusieurs fiches sur lesquelles il note toutes les informations qu’il juge importantes. Cependant, il expliquera aussi durant sa présentation « ne pas être un fanatique de football » et s’être calmé avec le temps. Il avouera même ne pas regarder de match de football chez lui, à la stupeur générale.
2024 sera une année cruciale dans la diplomatie mondiale puisque 4,1 milliards de personnes se dirigeront ou se sont déjà dirigées en début d’année vers les urnes, soit près de la moitié de la population mondiale. Ainsi, l’information aura forcément un rôle capital et pourrait bien voir sa fiabilité impactée durant cette période.
Alors que plus de la moitié de la population mondiale s’apprête à voter la propagation de fakes news bat des records – source image : LP/Aurélie Ladet
À près d’un mois des élections européennes, l’ARCOM est en alerte maximale et scrute chaque média afin de s’assurer qu’ils apportent une information non erronée. Cependant, si ce constat s’applique plutôt bien aux médias traditionnels, ce sont les réseaux sociaux qui inquiètent la plupart des observateurs qui craignent que ceux-ci ne soient utilisés afin de manipuler l’information. Les réseaux sociaux multiplient donc les nouveaux outils afin de garantir l’information la plus transparente possible, à l’instar de X (anciennement Twitter), qui a mis en place les notes de communauté, sorte de fast-checking rédigé par les utilisateurs et mis en avant directement sous le post concerné par la note de communauté. Cependant, la position du groupe Meta interroge, puisque le groupe a récemment annoncé qu’il retirait son logiciel anti-fake news, alors même que le groupe a récemment été dénoncé pour son impact dans l’élection de Donald Trump en 2016. Il faut quand même souligner qu’en France, le nombre de fake news que peuvent utiliser les politiciens reste extrêmement faible, tant l’information est contrôlée. Néanmoins, ce n’est pas le cas de tous les pays du globe, et notamment chez nos voisins outre-Atlantique à l’aube de leurs élections présidentielles.
Joe Biden VS Donald Trump : la guerre des fakes news (encadré)
C’est un duel de choc qui oppose Joe Biden et Donald Trump dans cette bataille à la (dés)information. Si on a tous en tête les scandales qui avaient entaché la dernière élection aux États-Unis, il semblerait que le pays n’ait pas tiré d’enseignements de ses erreurs.
30 573 mensonges : ce serait le nombre de fake news énoncées par Donald Trump durant son mandat présidentiel selon le très sérieux Washington Post, soit plus de 20 par jour. Selon le journal, l’ex-président aurait menti 7568 fois sur des sujets économiques, 2519 fois sur le COVID et 3035 fois sur l’élection présidentielle en elle-même. Des chiffres alarmants qui démontrent bien les méthodes utilisées par l’homme d’affaires. Cependant, son principal adversaire aux prochaines élections n’est pas en reste puisque malgré ses nombreuses déclarations sur la propagation de fake news, il n’en reste pas moins l’un des principaux acteurs. Le président américain est notamment fréquemment la cible des médias, comme dans cet article du New York Post qui reproche au président américain de dire que tout va bien dans l’économie du pays alors même que le prix de l’essence et de l’alimentation, par exemple, ne cessent d’augmenter, ou encore lorsqu’il expliquait que le départ de l’Afghanistan était un succès.
La Russie : championne de la désinformation ! (Encadré)
Comment parler de désinformation en période électorale sans évoquer le cas de la Russie ? Si le pays de Vladimir ne pourra pas se targuer d’être sur la plus haute marche du podium lors des JO de Paris, ils pourront au moins se consoler avec le titre de champions du monde de la désinformation.
Avec la place de 162ème pays sur 180 en termes de liberté de la presse et près de 1500 journalistes ayant fui le pays depuis le début de la guerre face à l’Ukraine, la Russie fait figure d’antimodèle en termes de liberté d’information. On a récemment appris que le pays clonait des sites d’information français afin d’y diffuser de fausses informations servant la cause du pays. Il faut aussi évidemment parler des quelques 22 millions de faux bulletins qui ont été comptabilisés pour réélire Vladimir Poutine. Il faudrait aussi parler de la mystérieuse mort de son principal opposant à l’élection présidentielle (tant est-il qu’il y en ait vraiment un), Alexeï Navalny, dont on ne connaît toujours pas précisément les circonstances de sa mort. Les services pénitentiaires russes font état d’un soudain malaise « après une promenade », je laisse à chacun le droit de se faire sa petite idée concernant la véracité de cette information…
Fakes news : demeler le vrai du faux en temps de guerre
Il ne se passe pas un jour dans l’actualité sans qu’une nouvelle information concernant la guerre en Ukraine ou dans la bande de Gaza ne sorte. Cependant, il faut rester extrêmement vigilant, car dans les deux conflits, tous les belligérants se livrent à une véritable guerre d’image, au grand dam de l’information.
Une image du « fantôme de Kiev » (qui n’existe pas) publiée sur le compte de l’armée ukrainienne
C’est la nouvelle stratégie de tous les acteurs des guerres modernes : conquérir l’opinion publique afin de justifier leurs actes. Pour parvenir à leurs fins, tous les moyens sont bons en temps de guerre, alors personne n’hésite à instrumentaliser la guerre. Les terroristes du Hamas ont par exemple pour habitude de montrer des images d’enfants, qu’elles soient vraies ou fausses, afin de toucher le monde. Cependant, leurs opposants israéliens se sont eux aussi calés sur la même stratégie et n’hésitent pas à mentir, comme lorsqu’une vidéo publiée sur X prétendait montrer une population israélienne apeurée alors qu’il s’agissait d’une vidéo tournée en Argentine. Dans l’autre gros conflit qui agite le monde en ce moment, les fausses nouvelles ne sont pas en reste, comme lorsque l’armée ukrainienne glorifiait le « fantôme de Kiev » au début de la guerre en expliquant que ce pilote avait abattu 6 pilotes russes à lui seul. Il s’agissait en fait d’une vidéo inspirée du jeu vidéo « Digital Combat Simulator ». Côté russe, je ne pourrais même pas vous citer tous les exemples de fausses nouvelles créées de toutes pièces, comme lorsqu’ils avaient créé de fausses copies des médias français pour crédibiliser le discours de Vladimir Poutine. Alors, comme la plupart des fausses informations sont sur les réseaux sociaux, pour les repérer il y a quelques méthodes très simples : vérifier l’information sur d’autres (vrais) médias, effectuer une recherche inversée (c’est-à-dire avec l’image) et vérifier d’où provient l’information.
Les deepfakes : le nouveau moyen de diffusion de fausses informations (quasiment) indétectable
Création de faux nudes, de faux discours avec une imitation quasiment parfaite de la voix voire même de fausses sextapes : ce sont toutes les possibilités qu’il est possible de réaliser grâce aux deepfakes. Ces dernières années, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur et effraie jusqu’au sommet de l’État.
Une vidéo totalement créée grâce à une deepfake de Mark Zuckerberg par Bill Posters pour Spectre
Si il y a quelques années, il était assez facile de repérer un deepfake, cette technologie a pris un véritable tournant ces dernières années et semble presque hors de contrôle. Tant et si bien que l’Union européenne souhaite imposer une loi aux deepfakes afin que ceux-ci soient soumis à des « tatouages » en ligne pour qu’ils soient reconnaissables. Problème : les créateurs de deepfakes ont jusqu’à 2 ans pour mettre cette loi en ligne, alors que plus de la moitié de la population mondiale doit voter cette année. Et le plus gros problème de ce phénomène d’un genre nouveau, c’est qu’il peut toucher n’importe qui : un directeur d’un collège américain avait notamment été visé par 3 élèves qui ont réalisé un deepfake de lui en train de proférer des insultes racistes. La vidéo sera finalement supprimée et le proviseur blanchi mais cela pose beaucoup de problèmes déontologiques. Il serait en effet encore plus simple de réaliser ce type de vidéo avec un chef d’État, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Dans un autre registre, la célèbre chanteuse Taylor Swift avait quant à elle vu de faux nudes extrêmement réalistes circuler sur les réseaux sociaux avec une visibilité record. La propagation de ce type de contenu est évidemment un frein immense dans la lutte contre les fakes news.
À près d’un mois des élections européennes, le Rassemblement National est aux portes d’une victoire historique. Chez nos voisins italiens, le fascisme est déjà au pouvoir et gagne de plus en plus de terrain en Allemagne.
Carte des orientations politiques des pays européens où on aperçoit une écrasante domination de la droite – Source : toutel’Europe.eu
Dans un récent sondage des Échos, le RN semble plus fort que jamais à l’aube des européennes avec 29% d’intention de vote. Le constat est le même un peu partout en Europe : en Hongrie, en Slovaquie ou encore chez nos voisins Italiens c’est la droite radicale qui est majoritaire, avec les dérives qu’on lui connaît. En Allemagne, une réunion de l’AfD rappelant les heures les plus sombres de l’histoire avait déclenché un soulèvement populaire. Alors pour que la France ne soit pas elle aussi à la merci de l’extrême droite rendez-vous le 9 Juin dans les urnespour les élections européennes.
Comment le Rassemblement National esssaye-t-il de devenir un parti « comme les autres » ?
« La jeunesse déteste le Front National », c’était le sloguant de toutes les manifestations contre le parti de Jean-Marie Le Pen. Pourtant, près de 30 ans après, la donne semble avoir changé et le désormais Rassemblement National n’a jamais été aussi proche du pouvoir.
Une image de Jordan Bardella avec des lunettes évoquant le célèbre rappeur Marseillais Jul Diffusé sur les réseaux sociaux afin de lisser son image
Avec une stratégie de communication bien ficelée (et surtout bien ciblée), le RN est presque en train de réussir son pari et semble n’avoir jamais été aussi fort. Seulement voilà, comme nous le rappelle Loran Béru, un des membres du groupe qui a créé ce slogan : « C’est un peu comme dans le conte de Grimm. L’histoire du loup qui pénètre dans la bergerie en mettant de la farine sur sa patte. Ce n’est pas parce qu’il fait moins peur qu’il est moins dangereux. » Car oui, ce n’est pas parce que Jordan Bardella fait du contenu sur TikTok avec des lunettes de soleil qu’il n’en reste pas moins dangereux. Grâce à ses vidéos sur les réseaux sociaux, l’homme de confiance de Marine Le Pen est accueilli comme une rockstar par les jeunes. La jeunesse qui sortait hier dans la rue pour manifester contre ce parti est désormais en train de se faire influencer petit à petit par l’extrême droite. Marine Le Pen essaie elle aussi de lisser l’image du parti et de faire oublier le nom de son père, qu’elle a d’ailleurs toujours défendu. Désormais, ses conseillers lui ont demandé d’être plus modérée dans ses propos dans la presse et de laisser tomber certaines positions, quitte à les faire appliquer une fois au pouvoir. Sur les réseaux sociaux aussi, les têtes pensantes du RN veulent montrer une chef de partie plus humaine que jamais pour toucher un public plus jeune. On l’a par exemple déjà vue faire une vidéo sur ses chats, à la manière d’une influenceuse, ou encore en habit traditionnel à Mayotte et se prêtant aux jeux des locaux. Cependant, en se penchant bien sur son programme, rien n’a changé et dans l’Assemblée nationale, Marine Le Pen et toute sa bande sont extrêmement agressifs. On a tous en tête les propos d’un député du Rassemblement National, Grégoire de Fournas, qui avait dit à son confrère de la France Insoumise « qu’il retourne en Afrique » alors que celui-ci était en train de parler. Si le parti l’a défendu en disant qu’il avait dit « qu’ils retournent en Afrique » (en parlant des immigrés), ça ne change pas vraiment le problème et rappelle bien qui est réellement le Rassemblement National. Alors quand dans un peu plus d’un mois, le 9 juin, vous serez face aux urnes, n’oubliez pas qui se cache derrière la liste Rassemblement National et n’oubliez pas non plus les enjeux qui se jouent si l’extrême droite arrive au pouvoir.
Pour essayer de combler le déficit de 5,1 %, l’État fouille dans les fonds de poche et essaie de gratter quelques millions partout où c’est possible. Après s’être attaqué aux retraites, aux prestations sociales ou encore à l’emploi des seniors, c’est cette fois-ci au tour des chômeurs d’être dans le viseur du gouvernement.
Emmanuel Macron, c’est un peu l’antithèse de Robin des Bois : il prend aux pauvres pour donner aux riches. En même temps, c’est tellement plus simple de s’attaquer à ceux qui n’ont rien qu’à son grand ami Bernard Arnault ou encore à son ancien employeur Rothschild. À partir du 1er Juillet, le président de la République a missionné son petit protégé Gabriel Attal de mettre en place un nouveau décret de carence pour une durée de 3 ans. Si rien n’est encore officiel, la réforme devrait s’axer sur 3 points clés : la durée d’indemnisation, son montant mais aussi les conditions qu’il faudra remplir pour en bénéficier. En gros, les salariés seront encore plus à la merci de leurs employeurs qui pourront leur mettre une pression supplémentaire car s’ils venaient à se retrouver au chômage, ils ne bénéficieraient plus de rien. C’est désormais ça la France version Emmanuel Macron : vivre dans la peur partout et pour tout. La peur de ne pas pouvoir se loger, crise de l’immobilier oblige, celle de ne pas pouvoir se nourrir, le coût de l’alimentaire ayant atteint des montants records, et maintenant celle de pouvoir se retrouver sans rien à la fin du mois car l’État n’est plus en mesure de faire ce pour quoi nous payons des taxes. Car oui, s’il n’y a pas de réforme, la ministre du travail, Catherine Vautrin, l’annonce « si on ne fait rien, il n’y a plus d’assurance chômage, ce qui veut dire que les demandeurs d’emploi ne sont pas indemnisés ». Alors nouveau coup de bluff du gouvernement ou pas, chacun est libre de se faire sa petite idée… »
Fraîchement retraité, l’ancien buteur de Manchester United reste l’un des attaquants les plus sous-côté de l’histoire. Mi-ange, mi-démon, Wayne le magnifique savait faire parler de lui aussi bien sur les terrains qu’en dehors, pour le meilleur et pour le pire.
Wayne Rooney avec le maillot de Manchester United – Crédit : le site officiel de Manchester United
Retraité depuis 2021 et désormais entraîneur, avec un succès beaucoup plus mitigé que pendant sa carrière de joueur, Wayne Rooney reste l’un des meilleurs buteurs de sa génération. Pourtant, quand on parle des meilleurs 9 des années 2010 on parle souvent de Luis Suarez, Karim Benzema ou encore de Robert Lewandowski, cependant la superstar anglaise n’a rien à leur envier. Rapide, technique, costaud et avec une frappe surpuissante, Wazza était capable de faire basculer un match à lui tout seul. Avec l’équipe internationale anglaise il compte 120 sélections pour pas moins de 53 buts, ce qui en fait le deuxième meilleur de l’histoire des Three Lions. Du haut de ses 1 mètre 76, le Red Devils traumatisait les défenses de Premier League. Avec son maillot rouge manches longues, son crâne dégarni et son physique plutôt gras pour un footballeur qui a réussi la prouesse de jouer plus de 500 matchs avec Manchester United, ce diable de Wayne Rooney faisait tout. Vous êtes coincé dans la surface de réparation en plein derby de Manchester à 1 partout dans un stade d’Old Trafford plein à craquer ? Wayne Rooney vous claque une bicyclette surpuissante pour gagner le match. Vous vous embrouillez avec l’arbitre et le ballon arrive sur vous ? Il vient allumer la lucarne d’une reprise de volée parfaite à 25 mètres de la cage. Des buts de légende le dernier bad boys du football anglais en a marqué à la pelle, mais comme tous les bad boys Wayne avait sa part d’ombre.
« Je buvais presque jusqu’à ce que je m’évanouisse »
Des addictions Wayne Rooney en avait, et il a fait plusieurs fois la une des tabloïds pour ses performances extrasportives. Alors lorsqu’il annonce dans un podcast être alcoolique, c’est un secret de polichinelle qui paraît dans la presse.
Wayne Rooney pris en flagrant délit avec un verre d’alcool à la main – crédits : ACD – MAVRIXONLINE.COM
Surperstar depuis ses 16 ans avait trouvé un « défouloir » pour s’échapper de son quotidien extrêmement médiatisé : l’alcool. L’attaquant anglais avouait aussi éprouver une sorte de frénésie lorsqu’il buvait. Une addiction qui lui a d’ailleurs valu quelques soucis avec la justice en 2017 lorsqu’il s’est fait contrôler au volant avec un taux d’alcoolémie 3 fois supérieur à la limite autorisée (et en compagnie d’une autre femme que la sienne). Il écopera finalement de 100 heures de travail d’intérêt général ainsi que de deux ans d’interdiction de permis. Ces heures sombres seraient cependant derrière lui et il voudrait maintenant éviter à d’autres sportifs d’avoir ce genre de problèmes.
Virevoltant sur le terrain et en dehors
La deuxième grosse addiction du buteur anglais reste les femmes. Le monde de la nuit et des escortes faisaient partie intégrante de la vie de l’ancien Red Devils, au grand dam de sa femme Coleen.
Wayne Rooney en charmante compagnie dans un hôtel
Habitué des clubs, il n’était pas rare de voir Wayne Rooney entouré de femmes au lendemain d’une soirée bien arrosée. Le père de 4 enfants s’est notamment fait rattraper par son passé en 2021 lorsqu’une photo de lui entouré de 3 jeunes femmes s’est retrouvée à faire le tour d’internet. Wazza s’est alors empressé de présenter ses excuses sur les réseaux sociaux à sa famille. Cependant, l’international anglais n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il s’était aussi fait prendre la main dans le sac en trompant sa femme avec des prostituées alors qu’ils attendaient leur premier enfant…
Camille Cottin, la maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes 2024 – Crédits : Julien De Rosa – AFP
Fraîchement nommée maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes, Camille Cottin aura la lourde tâche de présider la cérémonie d’ouverture et de fermeture le 14 et 25 mai 2024. Pour cette occasion, l’actrice française a annoncé vouloir « switcher » et apporter quelque chose de nouveau à l’événement.
Invitée sur RTL Bonsoir !, l’actrice assume : « elle a le trac ». Et en même temps, avec 3 millions de téléspectateurs on peut comprendre. Pourtant, Camille a tout pour plaire : drôle, talentueuse et stylée, pas de doutes donc sur sa qualité à assumer son rôle. Seulement voilà, elle a le souci de bien faire et ne s’en cache pas. Comme dans ses films, Camille ne veut rien faire comme les autres et veut se détacher de la cérémonie classique qui consiste juste à remercier les gens dans la salle. Celle qui s’est fait connaître dans « Connasse » n’en est pas une et compte bien apporter quelque chose à cette 77ème édition grâce à son humour décalé et à son charisme naturel. Reste désormais à se poser une question, comment sera habillée l’habitué des podiums et passionnée de mode ?
Une ascencion fulugurante
Camille Cottin, lauréate du « Globe de cristal de la meilleure actrice dans une série de fiction télévisée » – Crédits : Bestimage
C’est la consécration pour l’actrice française Camille Cottin : elle sera la maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes du 14 au 25 mai 2024. Un véritable accomplissement pour celle qui, à 45 ans seulement, a un CV long comme le bras.
Dès ses débuts en 2013 sur Canal +, Camille Cottin crève l’écran dans la série de sketches « Connasse ». Une série qui a directement conquis le cœur du public et qui a véritablement lancé sa carrière. La série aura même le droit à un film en 2015 intitulé « Connasse, princesse des cœurs ». Dans la foulée Camille jouera le rôle d’Andréa Martel, une agente artistique, dans la série « Dix pour cent » de France Télévisions. C’est à ce moment-là que Camille est devenue une actrice connue et reconnue grâce au succès international de la série. Elle obtiendra d’ailleurs le prix du « Globe de cristal de la meilleure actrice dans une série de fiction télévisée ». Par la suite tout s’enchaîne avec notamment plusieurs rôles dans des films internationaux avec « House of Gucci », « Stillwater » ou encore « Mystère à Venise ». C’est vraiment rare de voir une actrice française réussir à ce point à l’international et c’est certainement pour cette raison qu’elle présidera cette 77ème édition du festival de Cannes.
Festival de Cannes : Girls Girls Girls
Camille Cottin, la nouvelle maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes – Crédit : ABACA
Pour sa 77ème édition, le Festival de Cannes a choisi une nouvelle femme pour présider la cérémonie en la personne de Camille Cottin. Pour la 4ème année consécutive, ce sera un profil féminin qui sera mis en avant et ce n’est pas pour déplaire.
Après Doria Tillier en 2021, Virginie Elfira en 2022 et Chiara Mastroianni en 2023, c’est cette fois-ci au tour de Camille Cottin de s’inscrire dans la longue liste des maîtresses de cérémonies du Festival de Cannes. Car oui, depuis quelques années, le prestigieux festival a choisi de miser sur des femmes pour présider l’événement et ça marche. Si nous n’avons eu aucune figure féminine de 2013 à 2017, l’organisation a réellement choisi de se rattraper. On a tous en tête certaines éditions historiques, comme en 2022 avec Virginie Elfira par exemple. Et pour cette année 2024 Camille Cottin ne devrait pas déroger à la règle et va assurément apporter sa touche de féminité, son humour ou encore son goût prononcé pour la mode au festival.
Vous ne connaissez sûrement pas son nom et pourtant vous l’avez tous déjà vu au moins une fois dans votre vie. Personnalité discrète et peu médiatique Jean-Marie Julhes est le directeur artistique du Groupe M6.
Photo de Jean-Marie Julhes lors d’une émission que j’ai animé – Crédits : site internet du Studio École de France
Assez timide et réservé il s’excusera mille fois d’être arrivé avec un quart d’heure de retard, « la faute au périphérique parisien ». Mais on ne lui en veut pas, c’est son côté artiste. Habillé de manière assez simple avec un pull uni, un jean et des chaussures de ville, on sent un homme qui veut se fondre dans la masse. Au fur et à mesure des questions, c’est une certaine pudeur qui ressort de son personnage, il ne veut pas trop en dire et trouver des informations sur lui est extrêmement compliqué. Alors il faut creuser, parler à ses amis, et des amis justement par chance il en a beaucoup. Jean-Marie Julhes, c’est un peu le bon copain : discret, un peu excentrique et jamais le dernier pour plaisanter. Mais pour accéder à cette partie de lui il faut tisser un certain lien et briser la glace. Au moment de parler de ses passions, il se renferme directement et semble être désemparé. On a l’impression d’être rentré dans son intimité et de le gêner lorsque nous parlons de sa passion pour le jardinage. Sa première réaction à notre question a été de demander qui parmi ses amis nous avait révélé ces informations. Quand nous sommes vraiment rentrés dans son intimité en lui parlant de son goût pour la musique Jean-Marie Julhes a un regard fuyant, joue avec le stylo qu’il a dans la main et ne veut pas trop en dire. Pourtant, il compose ses propres productions dans le studio qu’il possède dans sa maison de campagne, des sons qu’il a d’ailleurs avoué poster sur les plateformes en ligne. Cependant, il veut « garder le mystère » et ses vidéos resteront postées de manière anonyme sur le net. Néanmoins, une de ses oeuvres reste connue de tous : le générique d’M6. Ce fameux « Oh oh oh M6 » et ce logo qui tourne on l’a tous en tête et il nous rappelle forcément des souvenirs. Même au moment de parler de cette notoriété, il est gêné et répond d’un simple « ah bon » quand on lui dit que tout le monde le connait. C’est peut-être ça qu’il faudrait retenir de Jean-Marie Julhes : sa modestie malgré tout ce qu’il a accompli.
Un parcours hors norme
Surnommé par ses amis « sergent potard », il n’était pas du tout destiné à faire de la télé sa vie. Ayant effectué des études de réalisateur radio, son parcours a commencé sur les ondes avant de prendre un véritable tournant.
La photo officielle présente sur son compte LinkedIn
Dès sa sortie du Studio École de France (STUDEC pour les intimes) Jean-Marie Julhes s’est retrouvé réalisateur sur la radio jeune Skyrock dès 1994. Pendant 2 ans, il était à l’antenne avec de véritables légendes de la radio comme Supernana. Par la suite, il a eu besoin d’un nouveau challenge et s’est retrouvé dans le groupe qui va changer sa vie : le groupe M6. À ses débuts, Jean-Marie Julhes a débuté comme responsable de production et réalisateur à Fun Radio. Cependant, sa carrière a pris un véritable tournant en 1998 lorsqu’il est devenu responsable télé de la nouvelle chaîne FUN TV. En 2005, 3 ans avant la fermeture de la chaîne, il a été propulsé à un nouveau poste en tant que responsable artistique de la chaîne W9 puis 6ter. La véritable consécration, elle arrivera pour lui en 2013 lorsqu’il est devenu directeur artistique d’M6, poste qu’il occupe encore actuellement.
Des oeuvres connues et reconnues
On n’en parle pas souvent, mais pourtant les travaux de Jean Marie Julhes afin de moderniser l’identité visuelle de la chaîne ont souvent été recompensés.
Xavier de Moulins sur le nouveau plateau des journeaux d’M6 – Crédits : Lou Breton / M6
Si on a tous en tête les jingles pubs d’M6, impossible pour la grande majorité d’entre nous de mettre un nom sur leur créateur. Pourtant, grâce à un habillage fort et des plateaux TV toujours réussis, Jean-Marie Julhes a permis à M6 de glaner de nombreux prix. En 2021, le groupe M6 a notamment reçu deux prestigieuses récompenses lors des Promax Global Europe Awards. La « chaîne préférée des Français » s’est hissée en 1ère et deuxième position avant de remporter, la même année, le Grand Prix Stratégies du design motion design / habillage TV. Plus récemment, toutes les équipes se sont aussi félicitées de l’arrivée du nouveau plateau du 19h45. Après un travail de longue haleine, Jean-Marie Julhes et toute son équipe ont enfin pu nous présenter ce véritable bijou technologique. Grâce à l’usage de la réalité virtuelle, les téléspectateurs pourront profiter de plus de 600 mètres carrés de plateau entièrement consacrés à l’information.
Des étudiants juifs traités de sionistes, empêchés d’assister à la conférence ou encore des slogans pro Hamas prononcés face au public : c’est le bilan de la journée de mobilisation pro-palestinienne des étudiants de Sciences Po Paris.
On pourrait croire que cet article a été écrit pendant les heures les plus sombres de l’histoire, pourtant voilà, nous sommes en 2024 et la montée de l’antisémitisme atteint des sommets. Les courageux révolutionnaires 2.0 de Siences Po Paris ont interdit l’accès de leur conférence à une étudiante juive la qualifiant de « sioniste ». Cependant, pas d’alerte pour une membre du comité Sciences Po pour la Palestine, pour qui « il n’y a pas eu de propos antisémites ». Rien à dire, les futurs diplomates français ont bien suivi les traces de leurs aînés, Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot ont certainement dû dénicher deux trois talents pour rejoindre leurs équipes avant les élections européennes. Les députés LFI sont d’ailleurs montés au créneau pour défendre les Jeunes Insoumis à l’image d’Aymeric Caron qui s’est fendu d’un « bravo aux étudiants de Sciences Po qui se mobilisent contre le génocide en cours à Gaza » sur X tandis que Rima Hassan a souhaité apporter son « soutien à tous les étudiants-es et à toutes les facultés qui se mobilisent contre le génocide en cours ». Alors chez LFI la diversité oui, mais pas pour n’importe qui. Seulement voilà, cette manifestation n’est pas du tout passée auprès de tout le monde et est arrivée jusqu’au bureau du gouvernement et de la direction de l’école qui ont annoncé que la justice avait été saisie.