« Dune 2 » : Un film au sommet de son art

Rendez vous sur la planète Arakis avec le film événement Dune 2, réalisé par le talentueux Denis Villeneuve, qui nous plonge dans une expérience cinématographique époustouflante avec un monde plein de mystère et de danger. Pendant 2 heures 45, le réalisateur transporte les spectateurs dans un univers désertique et fascinant, où la politique, la religion, un amour complexe et la lutte pour le pouvoir se mêlent dans un récit captivant…

L’image officiel du film « Dune 2 » de Denis Villeneuve. Crédits : Warner Bros

Pour ce deuxième opus de la saga Timothée Chalamet et Zendaya, dans les rôles principaux de Paul Atreides et Chani, montrent l’étendu de leur talent et sont irréprochables tout au long du films. Paul Atreides, fils de Jessica (interprété par une captivante Febecca Fergusson), est le personnage central de l’histoire, tandis que sa mère Jessica incarne la force et la détermination dans un monde dominé par les hommes.

Les décors du film sont tout simplement fantastiques, avec des paysages désertiques qui capturent l’essence même de la planète Arakis. Cependant, malgré les images saisissantes du désert, la chaleur et le sable ne semblent pas toujours si gênant que ça pour les personnages de l’histoire, ce qui est dommage compte tenu de l’importance de ces éléments dans l’histoire. C’est peut-être le seul réel défaut à noter compte tenu de l’importance de ce détail dans les livres.

La bande originale d’Hans Zimmer accompagne parfaitement l’action à l’écran, ajoutant une dimension supplémentaire à l’atmosphère du film et donnant de la profondeur aux scènes. On est d’ailleurs peut-être sur l’une des plus grande bande originale de l’histoire du cinéma.

Un scnénario captivant et bien construit

Paul et Chani, les deux personnages principaux et amants dans la saga. Crédits : Warner Bros

Le thème principal de Dune 2 explore l’instrumentalisation religieuse, un sujet complexe qui résonne avec les questions contemporaines sur le pouvoir et la manipulation. Ce deuxième opus aborde également des sujets d’actualité tels que l’écologie, en mettant en lumière les conséquences désastreuses de l’exploitation des ressources naturelles.

La rébellion des Fremen et la montée en puissance de Paul Atreides sont des éléments extrêmement intéressants du récit, offrant des moments de suspense et de tension tout au long du film. Cette révolution au sein de l’Empire reste néanmoins comprise puisque vers la fin de l’oeuvre Paul semble vouloir s’emparer du pouvoir et les perspectives d’égalité au sein des peuples s’éclipsent peu à peu.

Denis Villeneuve nous plonge aussi au coeur d’une belle histoire d’amour entre Paul et Chani. Si on peut évidemment se lasser des romans à l’eau de rose et des histoires trop enfantine cette fois tout est bien réalisé et ce n’est ni trop ni pas assez. Les deux protagonistes gardent une certaine pudeur et une retenue qui est assez intéressante à observer.

Cependant, certains aspects du livre, notamment les manigances au sein de la République, sont peu détaillés dans le film. Et justement c’est d’ailleurs l’autre défaut de ce film : on ne rentre pas assez en profondeur sur certaines scènes ou certains personnages. On a parfois l’impression de rester sur notre faim, peut-être qu’on en saura plus dans une prochaine suite.

D’ailleurs bien que le film couvre une partie importante du premier livre de la série Dune, il laisse encore de la place pour une suite, ce qui suggère un nouveau film en perspective. Le réalisateur a cependant indiqué que si une trilogie était envisageable, il n’y aurait pas de 4ème partie, il ne veut pas trop en faire et réaliser le film de trop.

En conclusion, Dune 2 est une œuvre cinématographique ambitieuse qui plonge les spectateurs dans un monde fascinant et dangereux. Avec ses performances exceptionnelles, ses décors magnifiques et sa bande originale envoûtante, le film offre une expérience immersive qui laisse une impression durable. Toutefois, certains aspects pourraient être approfondis dans les futurs volets de la saga, ce qui laisse aux fans l’espoir de découvrir encore plus de mystères et d’aventures dans cet univers magique.

Être une femme dans le porno : une position extrêmement dangereuse

En cette journée internationale des droits des femme, nous nous sommes penchés sur un sujet qui ne bouge pas, ou presque, à l’heure des grands changements sur la sexualité des femmes : leur représentation dans les films pornographiques. Entre violences, soumissions, humiliations ou encore pressions multiples bienvenue dans le monde des actrices X.

Réduites au rang d’objet dans les films pornographiques, de nombreuses femmes souffrent pendant leurs rapports sexuels – crédits : Getty Images

Avec 90 % de vidéos à caractère pornographique comportant de la violence, l’État s’alarme et souhaite protéger la jeunesse face aux dérives du milieu. Car oui, avec une consommation de sites « pour adultes » qui débute de plus en plus tôt l’éducation sexuelle des jeunes générations passe maintenant aussi par la consultation des films X. Et cette éducation elle est extrêmement problématique, car dans le porno les femmes sont réduites au rang d’objet, la question du consentement ne se pose même pas, les préliminaires féminins sont quasiment inexistants… Ces dérives ont forcément de lourdes conséquences sur les rapports entre jeunes avec des femmes de plus en plus « attirées », ou tout moins qui pensent être attirées, par la violence. Et malheureusement le fait que ce genre de vidéo attire n’a pas échappé aux « réalisateurs » de films pornographiques (tant est-il que l’on puisse les appeler ainsi au vu de la qualité des productions) qui en demandent de plus en plus aux actrices.

Actrice porno : métier à risque

Image de Lenka Chadrabova, l’actrice qui a souhaité témoigner contre les conditions de tournages imposées aux femmes – crédits : le compte twitter AngelPiaff7@

Tant pour ses dérives psychologiques que physiques, les actrices ou anciennes actrices montent au créneau pour dénoncer les abus. Avec des scènes de plus en plus « hards », des demandes de plus en plus poussées et des conditions de travail extrêmement complexes certaines professionnelles avouent aller tourner avec la boule en ventre. Lenka Chadrabova, anciennement connue sous le pseudonyme d’Angel Piaff pendant les 8 années où elle était actrice X, a récemment décidé de sortir du silence et de dénoncer les conditions de travail atroces. Elle a d’ailleurs déclaré sur France 2 « Ils ne savent pas ce que c’est d’être humiliée, d’être pénétrée simultanément par plusieurs hommes. Ils veulent nous pousser à aller toujours plus loin et je ne sais pas où sera la limite ». Des propos extrêment choquants et qui montrent bien le système de terreur qui règne au sein de ce milieu. Et si il faut évidemment blâmer les réalisateurs, il ne faut pas oublier qu’ils sont aussi soumis aux préférences du public.

Des fantasmes de plus en plus extrêmes

Les fantasmes sont profondément touchés par la nouvelle manière de consommer des films X- crédits : Getty Images

Véritable produit de consommation le porno est aujourd’hui en train de s’enliser dans des dérives de plus en plus graves, avec de lourdes conséquences sur la société. En se baladant un petit peu sur n’importe quel site pour adultes, il n’est pas rare de tomber sur des vidéos avec des titres ou des scénarios extrêmement problématiques. Les vidéos incitant à l’inceste, avec le fantasme du beau-frère ou de la belle-soeur par exemple, se classent parmi les catégories préférées des Français. Les vidéos voyeurs, voire même les « revenge porn », sont aussi extrêmement populaires et posent d’immenses problèmes éthiques. Enfin, les fantasmes plus gores comme l’anal ou encore la double pénétration commencent à gagner du terrain dans le cœur du public, au grand dam de la gent féminine. Cependant, le porno n’est pas condamné et il existe (quelques) alternatives afin de consommer plus sain. Ces sites pornos d’un nouveau genre faits par des femmes, pour des femmes ont pour objectif de casser les codes en respectant les actrices.

Comment S’EXplique la baisse de natalité record des Français ?

Avec un nombre de naissances en baisse de 6,6 % par rapport à 2022 selon l’INSEE, l’année 2023 inquiète jusqu’au sommet de l’État…

Avec 678000 naissances en 2023, la France réalise la pire année en termes de nouveaux nés depuis près de 20 ans (source image : Wikipédia)

Une différence entre le nombre de naissances et de décès qui est la plus basse depuis la Seconde Guerre mondiale, moins de 700000 nouveaux nés sur l’année ou encore des jeunes générations qui procréent de moins en moins, c’est le bilan de cette nouvelle étude sur la natalité en France. Des chiffres alarmants qui ont incité le président de la République, Emmanuel Macron, à appeler au « réarmement démographique ». Seulement voilà, le pays semble dans une impasse et la plupart des pays Occidentaux sont dans le même cas. Évidemment avec des chiffres en baisse constante depuis 2011, à l’exception de 2021 suite au confinement, il a forcément fallu trouver des coupables. Si la France reste tout de même le leader de l’Union européenne en termes de fécondité avec 1,84 enfant par femme, le nombre de femmes de 20 à 40 ans, principales procréatrices, est quant à lui en baisse. Et pour ne pas arranger les choses les femmes de cette tranche d’âge font de moins en moins d’enfants année après année, ce qui empêche la machine d’être relancée. Si il est facile d’accuser les jeunes générations de ce nouvel échec démographique, il faut tout de même préciser qu’il y a un fort lien de corrélation entre les conditions de vie et le nombre de naissances d’un pays. En tout cas, les politiques sont dans l’urgence et ont intérêt à trouver une solution le plus rapidement possible, puisque si ce taux de natalité ne remonte pas, c’est tout le système des retraites et donc financier Français, qui pourrait s’effondrer.

Bruno le Maire, l’homme de l’ombre d’Emmanuel Macron

Photo de profil de Bruno le Maire sur son compte Facebook

Bruno le Maire est un homme de droite, il est passé par l’UMP, Renaissance et marche depuis 2017 avec Emmanuel Macron : il est l’un des hommes de confiance du Président de la République.

Le cinquantenaire se distingue par une bonne fibre sociale, une carrière politique longue comme le bras ( ministre de l’agriculture sous Sarkozy, député, conseiller ou encore secrétaire d’État aux affaires européennes) mais surtout par une grande discrétion dans les médias. Pourtant, il dispose d’un ministère clé, scruté par les Français dans un contexte difficile du fait de l’inflation. Soutenu par son directeur de cabinet, Jérôme Fournel, et de son chef de cabinet, Augustin Cellard, le diplomate dispose d’une communication très ficelée. Décrit par ses pairs comme quelqu’un de convaincu, voire même d’obstiné, le pensionnaire de Bercy a cependant une personnalité critiquable, proche de Gérald Darmanin et de Sébastien Lecornu, le trio ne se gêne pas d’esclaffer le mercredi lors du Conseil des Ministres, ce qui agace leurs collègues. Il bénéficie néanmoins d’une bonne image auprès de l’électorat, mais aussi du Président de la République, qui apprécie sa loyauté, un trait de caractère qui l’a sauvé au moment où Emmanuel Macron songeait à s’en séparer. En Europe, Bruno le Maire, jouit aussi d’une bonne relation avec Ursulla Von der Leyen mais aussi avec l’Allemagne, principal partenaire économique de la France, et se décrit même comme le « ministre le plus allemand » de la République.

Les réformes de Bruno le Maire

Image du ministre en plein discours face à l’Assemblée Nationale. Source : RTL

En 2018, il porte la loi Pacte, définitivement adoptée par le Parlement le 11 avril 2019. Cette loi est destinée à faire grandir les entreprises françaises et à repenser la place qu’elles occupent dans la société. Début 2020, les entreprises sont appelées à augmenter le salaire des employés. Considérant que le gouvernement a fait sa part du marché avec la défiscalisation des heures supplémentaires, la baisse de l’impôt sur le revenu et l’augmentation de la prime d’activité. En juin 2021, il se déclare favorable à ce que l’État avance l’âge de la retraite de 62 à 64 ans, estimant « qu’il ne faut pas remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ». D’après le Monde, Bruno le Maire a notifié à son entourage et notamment à Emmanuel Macron son ambition de prendre la direction générale du FMI ( Fond Monétaire International ), dont le renouvellement est prévu en 2024. Dans cette optique, il se constitue un réseau d’appuis, dont l’ancien secrétaire au Trésor sous Donald Trump, Steven Mnuchin. Plus récemment, lors du projet de loi de finances 2023, il supprime la taxe sur les « super dividendes », pourtant votée à l’Assemblée nationale, la jugeant « injuste ». Actuellement, le ministre multiplie les aides afin de lutter contre l’inflation et planche sur un projet de loi visant à simplifier les démarches administratives.

Bruno le Maire, un homme controversé

Un passage du livre « Fugue américaine » écrit par Bruno le Maire. Source : « les répliques »

Passionné par la littérature, la politique, la finance, mais aussi par la sexualité, c’est un homme aux multiples facettes. Auteur à succès, le ministre a écrit plusieurs ouvrages qui ont reçu de bonnes critiques, pourtant en 2023 il s’attire les foudres du grand public après la parution de « Fugue américaine », un roman comprenant de nombreux passages érotiques. Ses mots ont fait le tour des réseaux sociaux, mais aussi des médias qui critiquent son style et qui se demandent comment le ministre réussit à écrire autant d’ouvrages malgré son poste. Bruno le Maire est aussi souvent rattrapé par son passé, comme en 2013, lorsqu’il s’était abstenu de se prononcer sur le mariage pour tous. Une prise de position qui a pu faire sourire lorsque le ministre louait des « mentalités qui évoluent (…) dans un pays qui il y a dix ans seulement se déchirait encore sur le mariage pour tous » lorsqu’il parle de l’orientation de son premier ministre Gabriel Attal.

Arthur Charpentier

Jeanne Pierlot

L’aberration écologique de la fast fashion

100 milliards, c’est le nombre de vêtements qui sont vendus chaque année dans le monde. Pire encore, cette production a doublé entre 2000 et 2014. Des chiffres qui alarment à l’heure des grands changements climatiques…

Chaque année entre 10000 et 20000 tonnes de produits textiles sont jetés en France selon Madame Figaro (source image : marcelle.media)

Avec un nombre d’acteurs de plus en plus élevé et des consommateurs qui sont en constante demande de nouveauté, tout laisse à penser que la fast fashion a de beaux jours devant elle. Pourtant, de nombreuses alternatives existent et peuvent permettre d’enrayer ce phénomène. La nouvelle génération est de plus en plus consciente de ce problème et ça Vinted l’a bien compris. On ne présente plus le leader incontesté de la vente de vêtements de seconde main en ligne, les Français sont d’ailleurs ceux qui utilisent le plus l’application avec plus de 23 millions d’utilisateurs. Cette méthode d’achat permet de réduire considérablement son empreinte carbone, sans utiliser les 10000 litres d’eau nécessaires afin de produire un jean neuf. L’entreprise pousse même sa neutralité énergétique jusque dans les transports en incitant ses consommateurs à se faire livrer en point relais, permettant aux camions d’effectuer un trajet unique par groupe et de ne pas se déplacer chez chaque acheteur. Et si vous voulez même réduire encore plus votre empreinte écologique, rien de mieux que les bonnes vieilles méthodes traditionnelles. Les friperies par exemple sont une bonne alternative, on en compte pas moins de 13000 en France et ce chiffre est en augmentation, les brocantes ou les vides greniers permettent aussi de se faire plaisir avec de belles pièces pas cher sans se faire livrer à domicile ou en point relais. Enfin, si malgré toutes ces méthodes,vous souhaitez quand même vraiment acheter du neuf, il existe quand même quelques marques (vraiment) écolo. Pour les reconnaître, il y a quelques bonnes astuces à prendre en compte :

– Le label « Origine France Garantie » permet de garantir un vêtement confectionné en France, qui facilite donc le circuit court, et qui reverse au moins 50 % de son prix sur le territoire français. Il ne faut pas le confondre avec le « Made in France » qui peut être inscrit même si la dernière étape de sa fabrication seulement a été réalisée en France.

– Le label « GOTS » certifie quant à lui que le vêtement est conçu de manière écologique. Les matières utilisées pour le produire doivent provenir de l’agriculture biologique.

– La composition du vêtement, environ 60 % des vêtements produits dans le monde proviennent de dérivés de pétrole. Le coton par exemple est aussi une fleur qui ne pousse pas en France et qui a donc forcément fait le tour du monde avant d’arriver dans nos dressings.

Il ne vous reste désormais plus aucune excuse pour continuer à acheter de la fast fashion.


La mort des petits artisans, le début de la fin des vêtements écoresponsables

L’image d’une devanture d’une des nombreuses boutiques artisanales contrainte de fermer faute de moyens (source image : iStock)

Si le monde de l’entrepreneuriat s’est réjoui du nombre d’entreprises artisanales créées en 2022 (250000 avec une augmentation de 7 % par rapport à 2021), ce chiffre ne concerne pas vraiment l’industrie du textile.

Les petites boutiques de prêt-à-porter, par exemple, tiennent plutôt bien la route, tandis que certains secteurs sont complètement laissés à l’abandon, avec des conséquences dramatiques pour l’écologie. Le métier de chapelier, entre autres, est voué à disparaître dans les prochaines années au profit des couvre-chefs importés et créés en série dans des pays avec des conditions de production très douteuses. Les chapeaux réalisés avec des matières naturelles et qui viennent généralement d’à côté sont donc remplacés par des casquettes en matières synthétiques qui viennent de l’autre bout du globe. Malheureusement ce constat s’applique à la quasi-totalité des artisans qui produisent des produits sur mesure, avec des matériaux de qualité et donc forcément plus coûteux.


La conteneurisation, véritable arme de destruction massive pour l’écologie

Un des quelque 3900 porte-conteneurs présents sur les mers (source : actualité.fr)

La conteneurisation est un phénomène né en 1956 du fait de l’ancien camionneur américain Malcolm McLean. Cela consiste tout simplement à transporter les marchandises dans des conteneurs standardisés et faits pour être acheminés sur les mers et plus sur les routes comme il était coutume.

Actuellement, plus de 3900 porte-conteneurs sillonnent les mers, contre environ 1000 au début des années 2000. C’est le type de bateaux qui connaît la plus forte augmentation ces dernières années. Ce nouveau moyen de transport a été une véritable révolution pour la société et est l’un des principaux acteurs de la mondialisation. Seulement voilà avec des navires de plus en plus grands, certains pouvant mesurer plusieurs centaines de mètres de long, la consommation d’énergie est forcément proportionnelle à leur taille. En plus de ça, certains déversent carrément leur pétrole directement dans la mer afin d’éviter certaines taxes et les accidents provoquent souvent des marées noires qui sont un véritable fléau pour la faune et la flore. Pour ne rien arranger des conteneurs tombent tous les jours dans les océans et polluent l’eau, le tarif du transport d’un conteneur est d’ailleurs négocié en fonction de la probabilité qu’il tombe.

Arthur Charpentier

Les Jeux Olympiques de Paris 2024, enjeu crucial pour l’augmentation du nombre de jeunes licenciés dans les fédérations françaises

À quelques mois des Jeux Olympiques de Paris 2024 la société doit faire face à un nouveau défi : faire augmenter la pratique sportive chez les jeunes. Les spécialistes sont en effet en alerte quant à la baisse de l’activité sportive des nouvelles générations et s’inquiètent vis à vis des problèmes que cela pourrait causer sur la santé avec notamment une nette augmentation au fil des années de l’obésité. Pour essayer d’enrayer ce phénomène et d’inciter les jeunes à se (re)mettre au sport, il reste néanmoins une solution miracle qui marche quasiment à chaque fois : mettre en lumière les différents évènements sportifs afin de faire rêver la jeunesse. Et dans ce domaine là,, nous avons un champion du monde qui permet chaque année au grand public de découvrir des sports jusqu’alors très peu pratiqués : les Jeux Olympiques. Il faut donc se demander comment les Jeux Olympiques (JO) peuvent-ils permettre d’augmenter la pratique de certains sports chez les jeunes français ? Pour répondre à cette question, nous commencerons par voir l’importance des icônes du sport avant de voir comment un grand parcours dans une discipline peut être un facteur d’augmentation du nombre de licencié avant de finir par la question des jeunes filles, encore et toujours mises à l’écart lorsqu’il s’agit de parler ou tout simplement de faire du sport.

Les marques se les arrachent à prix d’or, chaque année les montants qu’ils touchent sont de plus en plus importants et ils font tous les ans parti des personnalités préférées des français : ce sont les icônes du sport. Si depuis quelques années les chiffres s’envolent et certaines stars du foot notamment sont mises sur le devant de la scène c’est pour une raison bien précises : ils font rêver les jeunes. Zidane Zidane en est le parfait exemple, impossible de marcher dans la rue dans les années 2000 en France sans voir un adolescent arborer fièrement un maillot floqué au nom du célèbre milieu offensif. Cet exemple marche aussi dans d’autres disciplines et certains sportifs ont même incité des générations entières à pratiquer leur sport. C’est notamment le cas du champion incontesté du judo Teddy Riner. Avec des pubs pour une célèbre marque de gâteaux industriels pour enfants le Judoka est devenu en quelques années une véritable rockstar et ce grâce à ses différentes victoires et à la dictature qu’il a imposé dans son sport. Grâce à ces différents procédés et à sa forte exposition médiatique le multiple médaillé d’or aux Jeux Olympiques s’est servi de son impact pour expliquer comment la pratique d’un art martial comme le judo pourrait aider les plus jeunes à se canaliser et à apprendre le respect et l’autorité. Alors depuis quelques années on assiste à la création de plus en plus de cours de judo et la Fédération a vu son nombre de licenciés exploser faisant de la France l’une des meilleures nations dans les épreuves de judo des JO. Si les individualités peuvent créer un véritable engouement pour une discipline il en va évidemment de même pour les sports plus collectifs ou pour certaines générations qui ont marqué l’histoire.

En France nous avons de la chance, nous sommes de véritables champions en terme de sports collectifs et nos équipes marquent souvent l’histoire des compétitions. Je pourrais par exemple vous parler des « barjots », une génération de handball des années 90 qui a permis à la France de rafler ses premiers trophées et qui avait su garder un esprit amateur. Avec des records battus et un comportement qui a beaucoup plu au français et qui leur a d’ailleurs valu ce surnom, les handballeurs avaient trouvé la recette parfaite pour faire parler d’eux. Et encore une fois ça a eu pour effet de faire exploser le nombre de licenciés, ce qui a permis aux clubs d’avoir de plus en plus de bons joueurs. Aujourd’hui, l’équipe de hand des bleus fait d’ailleurs partie des toutes meilleures grâce à l’arrivée de beaucoup de jeunes marqués par cette génération miracle qui leur a donné envie de pratiquer ce sport. Plus récemment, c’était au tour des volleyeurs français de faire forte impression auprès des jeunes. Le volley c’est un des sports dont on ne parle jamais, ou presque, à part à la page 72 de votre quotidien qui fait un encadré à peine visible pendant les périodes de JO, Coupe du Monde ou encore de l’euro ce sport est généralement très peu médiatisé. Pourtant il y a 4 ans l’équipe de France a réussi à choquer son monde en faisant une compétition de folie. Ce parcours a permis de rendre les matchs de plus en plus médiatisés au fil de la compétition grâce à la qualité de jeu exceptionnelle de nos volleyeurs. Une action a même fait le tour de la France sur les réseaux sociaux lorsqu’un joueur a fait un feinte absolument brillante lors du point décisif pour permettre à l’équipe de france de remporter la demi-finale. Ce parcours a permis de booster le nombre de pratiquants et aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’intéressent à ce sport spectaculaire. Alors si les fédérations ont besoin d’un petit coup de pouce niveau licenciés, ils savent ce qu’il leur reste à faire lors des prochains jeux…

D’ailleurs cette exposition médiatique ce serait bien qu’elle bénéficie à nos féminines. Pourtant pas mauvaises dans la plupart des sports et parfois bien meilleures que leurs homologues masculins ces dernières sont toujours mises à l’écart par les médias. À l’heure des grands débats sur l’égalité de genre dans la plupart des métiers, ça serait bien que ce débat arrive aussi dans le sport. La Coupe du Monde (CDM) de football féminin qui a eu lieu en France en France en 2019 a par exemple été une superbe vitrine pour les filles. Avec un parcours pas ridicule (une défaite face aux ultras favorites américaines et futures gagnantes de la compétition) et des audiences record pour un match de foot féminin réalisé par TF1 ça sentait bon pour cet après Coupe du Monde qui allait être géré par la FFF. Et la suite leur a même donné raison puisque que le nombre de jeunes filles qui se sont par la suite inscrites dans un club a bondi juste après la Coupe du Monde. Cependant, depuis quelques années les matchs de nos bleues sont retombés dans l’oubli, l’achat des droits de la dernière CDM féminine ont même été un fiasco (l’horaire des matchs tôt le matin n’ont pas aidé il faut bien l’avouer). Et ce schéma se répète même dans la quasi totalité des disciplines. Je pourrais par exemple prendre comme illustration le formidable exploit qu’avait réalisé Floria Gueï lors du 4 fois 400 mètres aux championnats d’Europe où elle était revenue sur ses concurrentes qui avaient pourtant une bonne longueur d’avance et qui a permis aux françaises de monter sur la première marche du podium. Il faudrait donc que les sportives féminines puissent obtenir une stabilité de la part des médias et puissent avoir une place plus importante sur la scène médiatique afin que les jeunes filles comprennent qu’il est possible de vivre du sport en France et que ce n’est pas réservé uniquement aux hommes.

De ce fait, pour que les Jeux Olympiques puissent permettre d’augmenter la pratique de certains sports chez les jeunes, cela passe par un procédé tout simple : des victoires et beaucoup de médailles dans le plus de disciplines possible pour faire remonter le nombre de licenciés. Évidemment, il faudra aussi que tous les sports soient logés à la même enseigne ou tout du moins essayer de réduire le plus possible les inégalités entre certains sports et entre les femmes et les hommes. Ce qui est en tout cas sûr c’est qu’il y aura en tout cas une corrélation entre le nombre de licenciés et la fin des Jeux Olympiques de Paris 2024, reste cependant à voir de combien va augmenter le nombre de pratiquants.

Une vie en Image

Auto portrait de Juergen Teller pris en 2017

Juergen Teller ne pouvait pas rêver d’un plus beau cadeau de mariage. Après 30 ans de carrière la consécration est finalement arrivée pour le photographe allemand : une exposition consacrée uniquement à ses oeuvres juqu’au 9 janvier 2024 au Grand Palais éphémère de Paris.

Quelques heures seulement après son mariage une autre bonne surprise est venue à Jurgen : un appel du président de la Réunion des musées nationaux (RMN)-Grand Palais Chris Dercon. L’homme lui a alors fait une proposition inédite : un éclairage sur son travail depuis le début de sa carrière. Ce genre de représentation est rarissimme pour un artiste qui n’a pas atteint la soixantaine, le photographe allemand s’est alors empressé d’accepter. « Pendant tout le reste de la lune de miel, en conduisant ou en bronzant au bord de la piscine, je ne cessais de penser : “Oh my God ! Le Grand Palais !” » déclarait même Juergen. Sa femme, Dovile Drizyte, a par ailleurs plaisanté sur le fait qu’il « était plus heureux d’avoir été invité que de m’avoir épousée ». Dans cette exposition intitulé « I Need to Live » le photographe a décidé de laisser les spectateurs s’immiser dans son intimité avec plus de 800 photos qui retracent sa vie. Au menu des clichés de ses proches, de ses rencontre avec différentes personnalités, sa passion pour le sport ou encore ses différents voyages. Mais l’artiste allemand nous dévoile aussi sa face cachée avec des représentations de son père, violent, alcoolique, qui ne l’a jamais soutenu et qui s’est donné la mort en 1988. Opportuniste pour les uns, géni incompris pour les autres, dans cette exhibition il souhaite « donner aux visiteurs la clé de mon cerveau » afin d’être mieux compris.

En tout cas si cet article a attisé votre curiosité je vous rappelle que vous avez jusqu’au 9 janvier pour vous rendre au Grand Palais Ephémère, Place Joffre, Paris 7ème. Les tarifs varient de 15 euros pour le tarif plein à la gratuité pour les -16 ans.

Derrière chaque grand homme se cache une grande femme

Depuis 2017 Juergen Teller a pu compter sur le soutien indéfaillible d’une femme : Doville Drizyte. Mariés depuis 2021 le couple travaille main dans la main afin de permettre au photographe de prendre ses meilleurs clichés. Sa compagne a en effet quitté sa vie de consultante dans le luxe à New York pour s’installer avec son mari à Londres et l’épauler dans son quotidien. « Avec elle, je peux être davantage moi-même, elle me fait sortir de ma zone de confort et m’aide à exprimer mes intentions avec des mots » nous explique-t-il. Sa « partner in crime » comme il l’appelle est désormais indissociable de son travail et est même créditée dans la légende de ses clichés.

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